Le sanctuaire

Je reviens aujourd’hui sur la construction de l’un des bâtiments de mon plateau d’armée : le sanctuaire. Dans l’idée, je voulais faire une petite chapelle ou un lieu de culte pour figurer au coeur de mon cimetière, être à l’emplacement où se trouverait une figurine maîtrise : Lady Olynder. Il est intéressant à bien des égards, vu qu’il m’a demandé d’expérimenter des techniques assez diverses et variées. Je voulais en faire un bâtiment un peu spécial, plus travaillé que les autres. D’où l’idée de vitraux, de poutres peintes et de portes ouvragées.


Comme toujours, tout part de quelques images d’inspiration et d’un plan. J’ai été cherché l’inspiration pour un petit sanctuaire du côté du jeu vidéo, je pense notamment à Blanchefleur de The Witcher III.


Les plans de mur sont en carton plume. J’avais en tête que les murs revêtiraient un crépi légèrement abîmé. J’ai expérimenté, en prenant inspiration sur des bâtisses de Tabletopworld, de « creuser » le carton plume pour modeler en résine verte des cailloux apparents et des fissures. La texture de crépi est la même que celle que j’utilise pour modeler la terre sur les socles. Elle sert définitivement à plein de choses !

La toiture

Pour le toit, j’ai longuement hésité sur le matériau. J’avais opté pour l’idée d’un toit en ardoise. Mon précédent essai pour représenter en carton cela était satisfaisant, mais exigeait beaucoup de temps et souffrait d’une certaine régularité. Cette fois, j’ai utilisé un matériau naturel : de l’ardoise, carrément.

L’ardoise est difficile à travailler car extrêmement friable, cassante. Essayer de découper proprement une forme est impossible. Cependant, il est plus aisé de retravailler des éclats. J’ai donc découpé dans une tuile des éclats de toutes tailles retouchés ensuite au tournevis. On peut obtenir des rectangles assez imparfaits, mais ces irrégularités dans les trois dimensions ont beaucoup de charme, je trouve.

J’avais essayé au préalable de modeler des tuiles en résine verte, mais le rendu était très moyen.

L’avantage de l’ardoise ici est qu’elle a déjà la bonne couleur, contient naturellement des nuances variées. Je me suis contenté de lui ajouter un peu de brun/marron (il est courant que l’ardoise ait des oxydes de fer), quelques arrêtes gris-bleu et des pigments verts de mousse.

Vitraux

Pour les vitraux, l’acrylique sur papier rendait assez mal. C’est pourquoi j’ai tenté une nouveauté, l’aquarelle. Il se trouve que j’ai une boîte complète de la marque Senellier à la maison… Les couleurs peuvent être très saturées, et la transparence est plutôt un atout ici. En théorie, les vitraux vus de l’extérieur sont plutôt noirs / gris en l’absence de source lumineuse à l’intérieur. J’ai un peu triché avec la réalité pour que l’on voie quelque chose…

Il y a quatre emplacements de vitraux sur le sanctuaire : la rosace de face, deux emplacements « en tryptique » sur les côtés et un grand vitrail sur la face arrière. Après de nombreux essais crayon, j’ai arrêté des tracés et pour chaque élément ai réalisé 3-4 peintures pour n’en garder que la meilleure.

Portes ouvragées

Beaucoup de portes d’églises ou de chapelles possèdent des portes avec ferronneries. Cela montre que l’on n’est pas n’importe où… J’ai opté une fois de plus pour la résine verte. Je trouve que c’est assez difficile de modeler des éléments courbes et fins avec cette matière, mais avec un peu de patience on arrive à tout. La petite porte de la crypte sur le flanc du bâtiment a subi de même traitement.

Côté peinture, un petit coup de Bathasar gold ou de Leadbelcher, quelques lavis noirs et bruns, des pigments verts, et le tour est joué.

Poutres peintes

Le balsa ne se laisse pas peindre facilement. C’est une matière qui boit beaucoup. Du coup, je le traite par zones avec de très nombreuses couches colorées. Pour les motifs de rose, j’ai dû utiliser de la peinture presque pas diluée, très saturée, avec de nombreuses couches ; sans quoi ça ne rendait rien du tout. Dans ces conditions, c’est assez compliqué d’être précis.

Ce que je n’ai pas réussi à faire (pour le moment)

Je voulais que le treillis à l’entrée du sanctuaire accueille une vigne grimpante pour un rosier. J’avais acheté à ce dessein des plantes en photodécoupe, mais l’échelle ne rendait pas bien. Je n’ai pas trouvé de meilleur substitut que quelques racines sèches. C’est dommage parce que j’ai vraiment l’impression qu’il manque quelque chose.


Note : Le sanctuaire n’est pas collé au plateau mais aimanté. C’est avant tout pour des questions bassement pratiques de rangement dans mon petit appartement (le plateau ne tient pas en hauteur sous le canapé…).

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