Socle forêt et Armiger warglaive

Et voilà la bête… Mon tout premier véhicule de cette taille, pas encore tout à fait fini, et qui m’aura bien pris un mois. Il n’y a pas un milliard de trucs à dire sur la peinture (même couleurs que mes Skitarii forestiers), si ce n’est que ça irait bien plus vite à l’aérographe. Je vais plutôt parler du socle forestier, qui n’était pas une mince affaire mais dont le résultat est gratifiant à regarder.

Socle forestier : mode d’emploi

C’est un peu le bordel, mais tout sert à quelque chose.

La petite chose que j’ai apprise pour cette figurine, tout de même, c’est comment faire un métal brûlé. Il s’agit ici d’un dégradé de lavis chair, rouge, puis violet-noir.

 

Habiller un relief

L’idée était profiter de l’espace entre les deux jambes du méca pour donner l’impression qu’il enjambe une ravine, dans le genre de ces sillons de cailloux laissés par les ruisseaux à sec, en forêt, qui ne reçoive d’eau (en masse) que lors des fortes pluies. Il y a quelques éléments que j’avais l’intention de placer d’emblée dedans : une grosse souche et un tronc cassé. Le reste m’est venu à l’esprit pendant la réalisation.

Comme d’hab’, le relief est formé de couches grossières de carton plume (pour meubler). Le relief est ensuite lissé et modelé avec un mastic (milliput).


J’ai incorporé dans le mastic encore malléable des plaquettes d’ardoise brisée au marteau (ardoise de construction récupérée). Grosso modo, les plaques décrivent un pendage presque vertical orienté vers l’intérieur de la ravine. J’ai pris soins que deux morceaux bien plats soient placés aux endroits où les pattes du véhicule se poseront, ainsi que des rochers encadrent leur emplacement – le véhicule est ainsi parfaitement stable lorsque posé sur le socle. Aussi, j’ai placé des cailloux assez gros de manière à surélever les deux moitiés du tronc d’arbre cassé.

J’ai ensuite comblé la ravine avec du gravier de toutes tailles. Après une rapide couche de Mournfang brown (GW) et d’Adeptus standard grey (GW), j’ai défini à la colle PVA des endroits à recouvrir de sable, qui formeront des emplacements où la terre est apparente.

Et l’ensemble ressemble à un gros cookie.

 

Créer une végétation sympa

Vient le moment d’habiller un peu le tout de couleurs. Je voulais essayer d’innover un peu en créant davantage d’éléments de végétation plus ou moins réalistes.

Bois et lianes

La souche est un vrai bout de bois trouvé dans la nature, pris tel quel, auquel j’ai adjoint des racines en milliput. Même matériau pour les champignons de bois et au sol, ainsi que pour les lianes, réalisés à partir de très fins brins tressés.

Pour les lianes, une précision importante : il faut évidemment les placer directement en situation avant durcissement du mastic, afin qu’ils épousent une forme naturelle due à la gravité.


Fougères

La technique, que j’ai trouvée sur Youtube, consiste à découper, plier et tailler de petits rectangles d’aluminium (emballage du goulot d’une bouteille de champagne) pour former des feuilles de fougère. Je ferai un petit article plus tard au sujet de leur réalisation (promis !).

Végétation à fleurs

J’ai créé trois types de végétation à fleurs pour agrémenter le socle : en parterre, en buisson ou bourgeonante.

La végétation « en buisson » ressemble quelque peu à un arbre à perruque (Cotinus coggygria) miniature. En gros, il s’agit de très petits morceaux de flocage peint fixés sur une portion de mousse d’Islande verte. J’ai fait le choix de préserver la couleur claire de ma mousse pour apporter un peu de contraste, mais un petit coup de lavis l’enrichirait probablement.

En arrière plan de la photo à droite, on voit la variété « en parterre » à fleurs rouges. La base est cette fois-ci une boule de fibres « polyfiber » (Woodland scenics) avec une hémisphère sur laquelle j’ai collé des brins d’herbe artificielle (Moss green Army painter). De même, le tout est saupoudré de très petits morceaux de flocage peint. En applatissant ensuite bien la boule et en la taillant, on arrive à quelque chose de presque plat à coller sur le socle, un peu comme un parterre floral.

L’idée d’utiliser des bourgeons m’est venue lors d’une ballade en forêt : j’ai eu la chance de tomber sur des branches coupées à l’époque où les bourgeons de feuille commençaient à bien pousser. Je ne suis dit que ça simulerait assez bien une grosse fleur en train d’éclore. Gros désavantage : on n’en trouve pas toute l’année…

Feuilles

Elles servent à couvrir les surfaces restantes. Comme pour les feuilles automnales de l’armée « In Vino Veritas », j’utilise la technique du « shaker » : dans un petit pot, je mélange des graines de boulot (Greenstuffworld), de la peinture acrylique très diluée, et je secoue l’ensemble comme pour préparer un cocktail. Je n’hésite pas, après séchage, à recommencer avec une autre nuance de vert. Au besoin, je nuance davantage certaines feuilles après les avoir collées.

Et la neige ?

Pourquoi de la neige dans un socle forestier ? Pour la texture du matériau uniquement. J’ai trempé une bonne dose de grains de neige (Greenstuffworld) dans divers jus de vert (lavis ou peinture très diluée) pour masquer le blanc et l’éclat brillant. N’en reste que de fins grains « sucre semoule », que j’applique en surcouche sur un mélange de Grass green / Moss green (Armypainter) afin de simuler un tapis de mousse à peu près réaliste (bien que trop épais à mon, goût)…

Récap du matériel

La suite

Je m’attaque prochainement à un Tech-priest Dominus, avec un socle sympa 🙂

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